Origine.me | Pourquoi les Crêtes du Jura ?
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Pourquoi les Crêtes du Jura ?

J’ai toujours dit qu’un jour, je suivrais les traces de mon grand-papa Pierre (aventurier dans l’âme) et nous nous sommes lancé le défi, avec Dan, de réaliser le chemin des Crêtes du Jura.

 Au départ…

J’adorais écouter les histoires aventurières de mon grand-papa racontées avec passion par ma grand-maman Marie-Rose. Ce côté aventurier m’a toujours passionné et j’ai toujours dit qu’un jour, je suivrais les traces de mon grand-papa Pierre.

Les années passent et nos vies sont de plus en plus occupées… Heureusement, nous avons découvert les joies de la nature depuis un certain temps et sommes devenus des accros de la montagne qui nous permet de retrouver le calme, la sérénité et la liberté tout en nous transmettant sa puissante énergie pour être encore plus actifs !

 Il y a 40 ans

Ma grand-maman m’avait à plusieurs reprises raconté les anecdotes de son cher mari dont la fameuse randonnée des Crêtes du Jura qu’il avait décidé de réaliser, à 50 ans, avec son ami dit « Riquet »

En contactant ma tata chérie Patricia, j’ai pu retrouver l’album de mon grand-papa qui décrit magnifiquement (en photo et texte) les principales étapes partant de Nyon jusqu’au Colisses près de Chasseral qu’il a réalisé durant 7 jours suivis.

Alors quel plus bel hommage je peux rendre à mon grand-papa de réaliser ces Crêtes à mes 40 ans ? 

Aimant les défis avec Dan, nous avons décidé de réaliser tout le parcours longeant les Crêtes du Jura partant de Dielsdorf (près de Zürich) jusqu’à Nyon (près de Genève), représentant 15 étapes pour une longueur totale de 315km.

 Petit aperçu du l’album de Pierre Debély en 1977

Il est 13.00h, le 17 juin lorsque nous quittons avec nos sacs ``18kg`` La Barillette 1528m. pour La Dôle 1677m.
Plus nous grimpons, plus le panorama est beau. Riquet tire sa première photo ``bien centrée`` avec au fond, La Dôle 1677m. pour le moment tout va bien, nous sommes heureux de pouvoir vivre 6 jours au milieu de cette belle nature, loin des villes pourtant si calmes et si saines......

Après ce repas très simple, dans un coin très sauvage, vers 21.00h, au dodo, les 3 dans la tente, les trois, donc y compris Rex qui prend plus de place que dans un appartement.
Je me suis levé à 03.45h faire les feux et préparer le cacao, à 04.00h diane pour Riquet, puis déjeuner, refaire les sacs, plier la tente, nettoyer la place, et à 06.00h en route.

Regardez, admirez, cette région sauvage, où l'homme n'a pas encore posé son empreinte, nous devons admettre que cet arbre sec qui a supporté les tempêtes et orages les plus violents.
Riquet et pensif, et moi de même, et pour cause : Il est 8h30 du matin ce lundi 20 juin, et nous faisons aujourd'hui l'étape que nous apréhendons le plus autant pour la dureté que pour sa dénivellation. Den de Vaulion - Le Suchet - 1482 - 807 - 1588, et avec les traversées de Vallorbe et Ballaigues.

Il est 21.00 h lorsque nous arrivons au Suchet 1588m dans un petit restaurant nous mangeons à nouveau une fondue, quand à Rex, il a mangé à 17.00h à Ballaigues, 1kg de viande hâchée de première qualité offerte par son tonton Riquet. Après mangé nous allons dormir sur la paille. Je crois que pour moi, ce jour là fut le plus pénible, aussi,, rapidement je tombai dans un profond sommeil. Cette étape tant redoutée était derrière, il pleuvait toujours quand nous avons quitté le Suchet pour nous rendre au Chasseron, via Ste-Croix.
Avec la pluie, les souliers sont trempés encore depuis le jour avant, ceci malgré le papier mis pour la nuit. La marche devient très pénible pour Riquet, sa blessure étant en permanence en contact avec ses chaussettes mouillées.
Je pense que c'est une étape assez Pénible sous cette pluie, n'ayant plus de linge sec et les souliers se déformant très rapidement. Nous devons aller jusqu'au Chasseron aujourd'hui, et il nous reste encore environ 7 heures de marce, sur ces photos nous rions pour nous donner du courage. Riquet fait de très gros progrès en photo. Résignés comme cet arbre vermoulu, rongé par la vermine, nous continuons à marcher sous la pluie. Nous n'espérons qu'une chose, c'est d'avoir au moins un jour de beau pour sécher notre matériel et pouvoir s'arrêter quelques heures au soleil.
Les voici ces aiguilles de Baulmes, photographiées juste avant le brouillard. Nous allons les contourner par la gauche pour arriver à St-Croix.

Une halte près de ce sympathique refuge, il pleut toujours, et le nombre d'heures que nous avons marché comparé au nombre d'heures inscrites sur notre itinéraire, laisse planer un doute quant au chemin que nous suivons. En plus, nous sommes dans zone de rage, et nous devons tenir Rex en laisse, (lui qui ne tire pas).
C'est après 10 heures de marche que nous arrivons aux Geillons toujours sous la pluie, après avoir en vain regardé le Creux du Van perdu dans le brouillard.
C'est trempés jusqu'aux os et notre matériel aussi que Patricia, Philippe et Catherine sont venus nous chercher et livrer jusqu'à domicile en voiture, les héros !!!??

FIN

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